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Musée archéologique de Sousse

Découvrez les mosaïques romaines, les vestiges puniques et l’ancienne Hadrumète au musée archéologique de Sousse, dans la kasbah.

Coordonnées: 35.8219302, 10.635404 Mis à jour: 2026-10-07 Google Street View

À propos de Musée archéologique de Sousse

Un musée dans l’ancienne kasbah

À Sousse, en Tunisie, le musée archéologique occupe une partie de la kasbah, au sud de la médina. Le cadre n’est pas une simple adresse : la forteresse remonte au milieu du IXe siècle et sa tour domine la ville ancienne et le port. La médina figure sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1988. Installé dans cet ensemble urbain, le musée constitue une visite distincte qui réunit des découvertes de Sousse et de plusieurs sites du Sahel tunisien.

La collection est surtout connue pour ses mosaïques romaines. L’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle la présente comme la deuxième plus importante de Tunisie, après celle du musée du Bardo. Elle comprend des pièces de l’ancienne Hadrumète, la ville romaine située sous Sousse, ainsi que de sites côtiers comme El Jem, Enfidha, Moknine, Temetra et Uzita. Pour comprendre l’importance de Sousse comme port antique, le musée offre un aperçu concret des communautés et des cultures visuelles de la région.

D’Hadrumète à un musée contemporain

L’histoire de l’institution précède ses salles actuelles. L’agence du patrimoine situe à 1897 la création du premier noyau d’un musée à Sousse, lorsque des antiquités furent rassemblées et exposées dans plusieurs espaces de la ville. Les fouilles régionales enrichirent les collections d’objets puniques et romains : mosaïques, stèles, sculptures de marbre et céramiques. L’histoire du musée rejoint aussi celle de la Tunisie moderne : les bombardements de 1942 et 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale, détruisirent presque entièrement ses anciens locaux et endommagèrent des objets.

Après ces destructions, les pièces sauvées furent réunies aux découvertes issues de fouilles ultérieures. Un nouvel espace ouvrit au public dans la partie sud de la kasbah en 1951, avec l’implication de l’archéologue Louis Foucher et de ses collègues. Après l’indépendance, le musée forma aussi des archéologues, des chercheurs et des spécialistes de la restauration et de la mosaïque. Un vaste réaménagement, supervisé par l’Institut national du patrimoine, fut mené de 2007 à 2012 : il ajouta des salles souterraines et comprit des travaux de restauration, d’inventaire et de documentation.

Des mosaïques reliées au monde romain

Ces mosaïques ne sont pas seulement des décors anciens déplacés. Ensemble, elles donnent à voir les goûts, les récits et les préoccupations quotidiennes des communautés littorales. La présentation officielle mentionne des scènes et figures mythologiques, mais aussi des sujets liés aux pratiques et croyances de la vie courante. Beaucoup d’œuvres viennent de l’ancienne province de Byzacène et couvrent la période impériale romaine, notamment l’époque sévérienne, jusqu’à l’époque byzantine. Leurs sujets permettent de rapprocher les traditions locales du monde méditerranéen sans réduire la région à une seule identité.

Hadrumète constitue un repère essentiel. Cette ville antique se trouvait à l’emplacement de Sousse et ses vestiges, ainsi que ceux des environs, occupent une place centrale dans le récit du musée. On y trouve aussi des sculptures de marbre de l’époque impériale romaine et des objets de sites proches comme El Jem et Enfidha. La fiche officielle décrivant des thèmes et des provenances générales, elle ne garantit pas que chaque œuvre mentionnée soit toujours exposée : la présentation peut varier pour des raisons de rotation ou de conservation.

Héritage punique et archéologie funéraire

Le parcours remonte également à des périodes antérieures à Rome. Les collections puniques et phéniciennes comprennent des céramiques et du mobilier funéraire trouvés dans des tombes de Sousse. L’agence patrimoniale cite notamment des stèles de pierre, des urnes et des ex-voto. Ces vestiges éclairent la place d’Hadrumète et des communautés voisines dans les réseaux méditerranéens avant et pendant la domination romaine. Leur intérêt tient moins à une succession mécanique de civilisations qu’aux traces de contacts, de continuités et de transformations.

Ce contexte fait du musée un bon complément à une promenade dans la médina. À l’extérieur, la position fortifiée de la kasbah et le tissu urbain ancien restent visibles ; dans les salles, objets modestes et grandes mosaïques racontent des manières de vivre, de commercer, de croire et de commémorer les morts. La présentation officielle invite à terminer la visite dans le jardin de la kasbah, avec une vue panoramique sur la médina et le port. Le musée relie ainsi les collections au paysage qui les a livrées.

Horaires, tarifs et conseils pratiques

L’agence tunisienne du patrimoine indique un horaire d’hiver de 9 h à 17 h, d’été de 9 h à 18 h et, pendant le ramadan, de 9 h à 16 h ; elle signale une fermeture le lundi. Le tarif publié est de 5 dinars tunisiens pour les résidents et 10 dinars pour les non-résidents. Ce sont les renseignements actuellement affichés par l’agence, et non la garantie qu’aucun changement temporaire ne survienne. Vérifiez les annonces avant le départ, notamment pendant les jours fériés, le ramadan ou des travaux.

La même fiche mentionne des toilettes, une boutique, une cafétéria, des ascenseurs et un parking. Le musée étant installé dans la kasbah de la médina, prévoyez du temps pour trouver l’entrée et parcourir le quartier historique plutôt que d’en faire une étape éclair. L’Institut national du patrimoine inscrit le musée dans son répertoire et publie un numéro de contact. Une journée peut associer les galeries à la médina, au ribat et à la Grande Mosquée, en tenant compte des règles et horaires propres à chaque monument. La force du musée est de raconter les différentes strates du Sahel à travers des objets retrouvés dans la région.