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Plain of Jars Site 3

Visitez le site 3 de la Plaine des Jarres : archéologie funéraire, rizières, parcours sécurisé face aux UXO et tourisme communautaire.

Coordonnées: 19.293022, 103.1504249 Mis à jour: 2026-09-16 Google Street View

À propos de Plain of Jars Site 3

Plaine des Jarres, site 3 : l’archéologie parmi les rizières du Xiengkhuang

Le site 3 de la Plaine des Jarres, appelé Ban Xieng Di ou Hai Hin Lat Khai, offre l’une des approches les plus évocatrices du paysage mégalithique de l’âge du Fer au Laos. Au lieu de déboucher directement sur un vaste champ archéologique, l’itinéraire franchit un pont et des rizières cultivées, puis suit un sentier balisé jusqu’aux groupes de jarres installés sur des collines boisées. Le groupe principal compte environ 150 jarres de pierre et domine la plaine.

Le site 3 appartient au bien du patrimoine mondial « Sites de jarres mégalithiques de Xieng Khouang – plaine des Jarres », inscrit en 2019. Dans ses 15 éléments, l’UNESCO recense 1 325 jarres, ainsi que des disques de pierre, sépultures, carrières, traces de fabrication et mobilier funéraire. Le paysage élargi contient plus de 2 100 jarres connues. Les données archéologiques situent globalement leur usage funéraire entre 500 avant notre ère et 500 de notre ère, peut-être au-delà.

Ce que révèlent les jarres, et ce qu’elles ne disent pas

Extraire, façonner et transporter ces jarres, parfois sur des distances importantes, exigeait un grand savoir-faire. Leur implantation sur des collines et des éperons proches d’anciens axes de circulation suggère des communautés capables d’organiser le travail et d’entretenir des liens régionaux. Les sépultures et objets associés confirment une fonction funéraire, mais l’identité, la langue et l’ensemble des croyances de leurs créateurs restent inconnus. Les légendes relèvent de la culture locale, pas de la preuve archéologique.

Tourism Laos décrit le site 3 comme sept groupes autour de Ban Xieng Di, à cinq kilomètres au sud du site 2. Certaines jarres possèdent un rebord intérieur soigneusement sculpté sous la lèvre. Un petit temple bouddhiste se trouve près de l’entrée et un restaurant familial reverse une partie de ses bénéfices au fonds du village. Ce lien communautaire en fait bien plus qu’une annexe éloignée du célèbre site 1.

  • Restez strictement sur le sentier balisé et dépollué depuis la billetterie.
  • Ne montez pas sur les jarres, ne vous y asseyez pas et n’y déposez aucun objet.
  • Emportez eau et protection solaire ; les rizières sont exposées et parfois boueuses.
  • Si les transports sont limités, combinez les sites 2 et 3 avec un opérateur reconnu de Phonsavan.

Sécurité face aux munitions non explosées et accès pratique

Le Xiengkhuang a été massivement bombardé au XXe siècle. Selon l’UNESCO, les munitions non explosées ont été retirées des éléments inscrits, levant un obstacle majeur à la sécurité. Cette assurance concerne les zones de visite désignées et dépolluées, non les raccourcis, champs ou bois au-delà des limites balisées. Ne suivez jamais une piste non signalée et ne touchez aucun objet métallique.

Une route rurale relie le site 3 à Phonsavan et son état varie avec la pluie. La moto exige de l’expérience sur la boue et les surfaces irrégulières ; un véhicule organisé est plus sûr en cas d’incertitude. Les horaires et tarifs officiels actuels n’étant pas publiés de façon constante sur le site national du tourisme, vérifiez-les auprès du bureau du patrimoine du Xiengkhuang, de la billetterie ou d’un opérateur agréé. Prévoyez des kips laotiens.

Visiter un paysage archéologique habité et géré

Les chemins traversent des terres agricoles exploitées et un village vivant. Ne piétinez pas les cultures, ne photographiez personne sans permission et n’entrez pas dans le temple avec une tenue inadaptée. Parlez doucement, remportez vos déchets et privilégiez les services locaux. Les drones nécessitent une autorisation explicite et peuvent être restreints pour la protection du patrimoine et la sécurité.

Le site 3 récompense le voyageur attentif au cadre autant qu’au nombre de jarres. La marche du village et des rizières jusqu’aux jarres sur la colline restitue leur rapport aux routes, au travail et au paysage. Ce qui demeure inconnu doit le rester : l’observation rigoureuse, plutôt qu’une réponse inventée, fait tout l’attrait honnête de la Plaine des Jarres.