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Temple d'Amon

Explorez les phases pharaoniques du temple de Louxor, la fête d’Opet et sa réutilisation romaine, avec les horaires et tarifs publiés par le ministère.

Coordonnées: 25.699502, 32.6390509 Mis à jour: 2026-10-02 Google Street View

À propos de Temple d'Amon

Un temple tourné vers l’ancienne Thèbes

Dans la ville actuelle de Louxor, sur la rive est du Nil, le temple se trouve à environ trois kilomètres au sud de Karnak. Le ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités indique que son ancien nom était Ipet-resyt, « sanctuaire du Sud », et explique que l’ensemble est orienté vers Karnak plutôt que selon l’axe est-ouest le plus courant. Une voie processionnelle bordée de sphinx reliait autrefois les deux complexes. Cette orientation participe au sens du monument : il a été conçu en relation avec un autre grand centre religieux, et non comme un édifice isolé.

Le temple de Louxor appartient au bien de l’Unesco « Thèbes antique et sa nécropole », inscrit en 1979. Celui-ci comprend les temples de Louxor et de Karnak sur la rive est du Nil, ainsi que le paysage archéologique de la rive ouest, avec des nécropoles royales et privées. Le temple n’est donc qu’un élément d’un cadre patrimonial beaucoup plus vaste. On peut consacrer sa visite au sanctuaire de la rive est, mais cela ne revient pas à découvrir toute l’ancienne Thèbes ni la nécropole occidentale.

Le ministère fait remonter les plus anciennes traces du temple à la XVIIIe dynastie, vers 1550–1295 av. J.-C. L’ensemble conservé résulte de plusieurs campagnes de construction, et non de l’œuvre d’un seul souverain. Cours, colonnades, pylône et statues ont été bâtis ou décorés à des moments différents ; le visiteur gagnera donc à repérer les changements d’échelle et de fonction. Au lieu de demander seulement quel est l’âge du temple, observez comment les souverains suivants ont adapté un lieu sacré à de nouveaux objectifs politiques et cérémoniels.

Hatchepsout, Amenhotep III et la fête d’Opet

Le ministère identifie un sanctuaire du règne d’Hatchepsout, vers 1473–1458 av. J.-C., comme la plus ancienne structure encore en place. Amenhotep III, qui régna vers 1390–1352 av. J.-C., a construit le noyau du temple. Une salle intérieure présente des scènes dites de la Naissance divine, qui mettent en scène l’origine du roi à travers le dieu Amon-Rê. Ces reliefs expriment une théologie et une légitimité royales ; ils témoignent de la façon dont la royauté était représentée, et non d’une affirmation historique moderne sur un événement littéral.

Amenhotep III a aussi fait bâtir la Grande Colonnade, composée de deux rangées de sept colonnes monumentales. Son décor, notamment les scènes de la fête d’Opet, a été achevé sous Toutankhamon et Horemheb. Cette fête aide à comprendre l’orientation inhabituelle du temple. Les images cultuelles d’Amon, Mout et Khonsou étaient transportées en procession depuis leurs sanctuaires de Karnak jusqu’à Louxor afin de rendre visite à la divinité qui y résidait, Amenemopet. Le ministère présente le temple de Louxor comme l’un des principaux lieux de cette importante célébration religieuse.

Plutôt que de traiter la procession comme un détail lointain, imaginons ce qu’elle reliait : un itinéraire à travers la ville, un rituel public et un sanctuaire préparé pour recevoir les images divines. L’avenue des Sphinx est le nom aujourd’hui associé à ce lien processionnel ; le temple conserve l’architecture et les inscriptions de son point d’arrivée. Les détails rituels viennent de la description ministérielle, mais les pierres ne suffisent pas à reconstituer l’expérience exacte des participants. Ce qui reste visible, c’est l’espace bâti qui accueillait la vie cérémonielle.

Ramsès II et les vies successives du temple

Ramsès II, qui régna vers 1279–1213 av. J.-C., a ajouté plusieurs constructions majeures. Devant la Grande Colonnade, il fit bâtir une cour péristyle et un pylône monumental, une entrée imposante encadrée de tours et de statues colossales. Deux obélisques d’environ 25 mètres se dressaient devant le pylône. L’un est toujours à Louxor ; l’autre se trouve place de la Concorde à Paris depuis 1836. Le seul obélisque encore en place rappelle que l’histoire du monument comprend aussi le déplacement d’antiquités.

Le temple s’est transformé après l’époque pharaonique. À la fin du IIIe siècle apr. J.-C., les Romains construisirent une forteresse autour de l’ensemble et convertirent en sanctuaire une salle située au-delà de la salle hypostyle d’Amenhotep III. Les reliefs muraux antérieurs furent recouverts de plâtre, puis peints dans un style gréco-romain avec l’empereur Dioclétien et ses corégents. Le ministère précise que ces peintures ont en grande partie disparu et que des restaurations sont en cours. La période romaine ne coupe pas le récit : elle montre comment un lieu monumental a été réutilisé sous un nouveau pouvoir.

Cette histoire stratifiée change la manière de parcourir le site. L’entrée monumentale, les colonnes et les salles intérieures relèvent de campagnes différentes, et certaines surfaces plus récentes recouvrent des éléments antérieurs. Prenez le temps de regarder les chapiteaux, de lire les reliefs là où l’accès est autorisé et de repérer le passage des cours ouvertes aux pièces fermées. Toutes les structures n’ont pas été conçues pour la même cérémonie ni par le même souverain. L’unité du temple vient des générations qui ont adapté un centre sacré, et non d’un projet unique resté inchangé.

Horaires, billets et préparation de la visite

Sur la notice monumentale du ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités consultée le 7 octobre 2026, le temple de Louxor est indiqué ouvert tous les jours de 6 h à 20 h. La même page affiche un billet de 500 livres égyptiennes pour les adultes étrangers et de 250 pour les étudiants étrangers ; les catégories destinées aux Égyptiens sont indiquées séparément à 40 et 20 livres. Les tarifs et conditions peuvent changer : il s’agit des chiffres publiés à la date de vérification, non d’un prix futur garanti. Consultez le portail officiel de billetterie avant le départ.

Le temple se trouve dans le centre de Louxor, sur la rive est, à environ trois kilomètres au sud de Karnak. Cette proximité permet de prévoir les deux visites dans un même programme, mais il s’agit de sites distincts avec des modalités d’entrée séparées. Prévoyez les déplacements, les files et l’ampleur de chaque complexe au lieu de supposer que le trajet à pied constitue toute la visite. Si vous souhaitez emprunter l’avenue des Sphinx, vérifiez séparément ses conditions actuelles d’accès et les consignes locales : le billet du temple ne comprend pas nécessairement toutes les attractions voisines.

Une visite tôt le matin ou en fin de journée peut aider à éviter les heures les plus chaudes, mais l’heure de fermeture reste déterminante : entrez assez tôt pour parcourir cours et colonnades sans vous presser. Respectez les barrières et les consignes de conservation, car certains secteurs peuvent fermer temporairement pour restauration. Le temple de Louxor se découvre comme un témoignage vivant des transformations : sanctuaire de la XVIIIe dynastie agrandi par des pharaons, réutilisé sous Rome, puis conservé dans la ville moderne. Lisez ses différentes couches plutôt que de chercher un seul moment qui expliquerait tout.