Au parc culturel du site de Niumatou, dans le district de Qingshui à Taichung, le passé ne tient pas en une seule période. Une poterie du Néolithique moyen donne son nom au site archéologique; les restes d'un sanctuaire shinto rappellent la période coloniale japonaise; des bâtiments militaires réutilisés racontent un chapitre ultérieur. Le service municipal du patrimoine décrit un parc de 1,66 hectare sur la colline d'Aofeng. Son intérêt réside dans cette succession dense. Le parcourir revient moins à visiter une ruine isolée qu'à lire un lieu construit, transformé, fouillé et réinterprété. Il faut se demander ce qui demeure visible de chaque époque et ce que seule l'étude du sol peut révéler.
« Niumatou » était un ancien nom de Qingshui, précise l'office du tourisme de Taichung. Les archéologues l'emploient pour une culture du Néolithique moyen du centre de Taïwan, notamment identifiée par des poteries rouges et brunes portant des impressions de corde. Le service patrimonial situe cette culture environ 4 500 à 3 500 ans avant le présent. Les objets sont donc bien plus anciens que les bâtiments aujourd'hui visibles dans le parc. La distinction est fondamentale: une ancienne caserne peut accueillir une exposition archéologique, mais elle n'est pas une habitation préhistorique. Les cartels aident à séparer les pièces extraites du sol des constructions postérieures qui les abritent.