Les pyramides de Méroé s’élèvent dans un paysage aride de l’État du Nil, au Soudan, près de Begrawiya et au nord de Khartoum. Leurs silhouettes abruptes ne représentent qu’une partie d’un ensemble archéologique bien plus vaste. Le bien de l’UNESCO, officiellement nommé Sites archéologiques de l’île de Méroé, comprend l’ancienne ville de Méroé ainsi que les sites de Naqa et de Musawwarat es-Sufra. L’organisation décrit ce paysage semi-désertique, entre le Nil et l’Atbara, comme le cœur du royaume de Koush.
Le nom peut prêter à confusion : le bien inscrit au patrimoine mondial ne se réduit pas à un seul champ de pyramides, et son titre ne signifie pas que les monuments se trouvent sur une petite île touristique. Il s’agit d’un vaste paysage culturel, composé de vestiges urbains, de temples et de nécropoles royales. Méroé était une ville royale et un centre important de l’État koushite, dont l’histoire s’étend du VIIIe siècle avant notre ère au IVe siècle de notre ère.