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Ark of Bukhara

Découvrez la citadelle Ark de Boukhara : ses cours, son musée, son histoire politique, ainsi que les horaires et tarifs officiels à vérifier avant la visite.

Coordonnées: 39.7777466, 64.4107985 Mis à jour: 2026-10-01 Google Street View

À propos de Ark of Bukhara

Une ville dans la vieille ville

À l’ouest du centre historique de Boukhara, l’Ark domine les rues comme un monde fortifié de portes, de cours et de salles de musée. Ce n’était pas seulement une place défensive. Pendant des siècles, la citadelle a accueilli les souverains et les institutions nécessaires au gouvernement : résidences, bureaux, ateliers, trésorerie et arsenal. Le musée-réserve la décrit comme le siège des dirigeants de Boukhara jusqu’en 1920, lorsque les troubles politiques détruisirent une grande partie du secteur oriental. Le site conservé est à la fois un monument et un paysage archéologique.

Les dimensions se comprennent mieux depuis l’extérieur. Le musée estime l’enceinte à environ 3,9 hectares et ses murs à 789 mètres de longueur, pour une hauteur de 16 à 20 mètres environ. La citadelle repose sur une butte d’environ six mètres. Depuis la rue, ces chiffres expliquent sa présence dominante ; à l’intérieur, les cours révèlent plutôt un ensemble fonctionnel qu’un palais unique.

La forteresse appartient à Boukhara, ville située sur les Routes de la Soie et vieille de plus de deux millénaires selon l’UNESCO. L’inscription patrimoniale de l’UNESCO porte sur tout le centre historique, et non sur l’Ark seule. Il faut donc replacer la citadelle dans ce cadre plus vaste : un centre de pouvoir au sein d’une ville vivante, avec mosquées, madrasas, marchés et ruelles résidentielles issus de périodes différentes.

Un ensemble reconstruit au fil des siècles

Le musée-réserve indique que les fouilles archéologiques situent les fondations de la citadelle aux IVe–IIIe siècles avant notre ère. Il s’agit d’indices d’une fortification ancienne, non de la preuve que les murs actuels relèvent d’un seul chantier antique. L’Ark a été endommagée puis reconstruite à plusieurs reprises. Le récit du musée mentionne une reconstruction au VIIe siècle sous le souverain bukhar-khudat Bidun, puis d’importants travaux de fortification sous les Samanides, aux IXe et Xe siècles.

Le complexe a pris une grande partie de sa forme ultérieure sous les Shaybanides, au XVIe siècle. La porte orientale de Guryan a été détruite plus tard au cours de ce siècle ; la porte occidentale de Registan, datée du XIXe siècle par le musée, sert toujours d’entrée aux visiteurs. Ces strates montrent comment une forteresse évolue avec les rapports de pouvoir. Son aspect actuel résulte de constructions, réparations, destructions et restaurations, et non d’une image figée sous une seule dynastie.

Au début du XXe siècle, l’Ark formait une petite ville dans la ville. Le musée estime qu’environ 3 000 personnes y vivaient et cite le palais du souverain, les services administratifs et militaires, les ateliers, la trésorerie, l’arsenal, les logements et les réserves. Lors des événements de 1920, la partie orientale fut détruite et constitue aujourd’hui une réserve archéologique. Cette date marque une rupture dans l’histoire de la citadelle ; l’enceinte occidentale conservée accueille désormais la visite muséale.

Vestiges conservés et parcours du musée

Les édifices encore visibles n’appartiennent pas tous à la même période. Le musée attribue les constructions conservées aux XVIIe–début XXe siècles : la salle du trône du XVIIe siècle, la mosquée Jome du XVIIIe et des cours plus tardives liées au premier ministre de l’émir et aux cérémonies de réception. La cour des écuries et des services, appelée Saishona, rappelle que la vie de cour dépendait aussi d’espaces pratiques. La diversité de leurs fonctions aide à comprendre l’Ark comme centre administratif, et pas seulement comme résidence royale.

Le musée-réserve annonce des expositions sur l’histoire de Boukhara jusqu’au XXe siècle, la numismatique et l’épigraphie, la nature régionale, l’interprétation religieuse et l’archéologie de l’oasis. Un rapport gouvernemental de 2025 signalait également de nouvelles salles consacrées à l’histoire ancienne et médiévale de l’oasis, à la joaillerie et au travail des métaux. Les présentations peuvent évoluer : la collection complète ne correspond pas nécessairement aux objets exposés à un instant donné. Demandez au personnel quelles salles sont ouvertes et si des expositions temporaires ont lieu.

La visite prend tout son sens si l’on observe les passages d’un espace à l’autre : la montée, la porte, les cours fermées et les salles préservées. La butte et les hauts murs créent un seuil entre la ville extérieure et l’enceinte du pouvoir. L’Ark n’a pas besoin d’une légende spectaculaire pour captiver. Son récit le plus solide est lisible dans l’architecture : un siège fortifié du gouvernement, adapté par plusieurs dynasties avant de devenir un musée et un site archéologique protégé.

Horaires, billets et préparation de la visite

La page officielle de l’Ark du musée-réserve d’État de Boukhara indique une ouverture de 09 h à 18 h, des horaires saisonniers de 08 h à 21 h et une plage de 09 h à 17 h les mardis, mercredis et dimanches ; elle précise aussi qu’il n’y a pas de jour de fermeture hebdomadaire. Comme plusieurs horaires figurent sur la même page, vérifiez directement avant de partir. L’adresse indiquée est Abu Hafs Kabir 2 ; le numéro +998 65 224-13-49 fait partie des contacts publiés. L’heure locale d’Ouzbékistan est UTC+5.

La page des tarifs du musée précise que ses prix sont en vigueur depuis le 1er janvier 2025 et affiche pour l’Ark 60 000 soums ouzbeks pour les adultes étrangers, 10 000 pour les adultes locaux, 8 000 pour les étudiants et 2 000 pour les écoliers. Les visites guidées, audioguides et prises de vue font l’objet de frais distincts. Les prix peuvent évoluer et les conditions d’éligibilité s’appliquent ; consultez le tarif actuel ou contactez la billetterie avant d’établir votre budget. Ne supposez pas qu’un pass urbain inclut l’entrée si ses conditions ne le précisent pas.

Prévoyez assez de temps pour parcourir les cours et les expositions sans vous presser. Certaines salles ou la zone archéologique orientale peuvent être inaccessibles. Portez des chaussures adaptées aux sols irréguliers, suivez les consignes du personnel et ne grimpez pas sur les murs ; ne touchez pas les maçonneries fragiles. Associez l’Ark à d’autres lieux du centre historique seulement après avoir vérifié distances et horaires. La citadelle est plus intéressante comme introduction à l’histoire politique et urbaine de la ville de la Route de la soie que comme simple arrêt photo.