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Citerne Basilique

Découvrez les 336 colonnes, les bases de Méduse et l’ancien réseau d’eau byzantin avant de visiter la Citerne Basilique.

Coordonnées: 41.008384, 28.977878 Mis à jour: 2026-10-12 Google Street View

À propos de Citerne Basilique

Un réservoir sous la péninsule historique

Sous les rues de Sultanahmet, la Citerne Basilique invite à découvrir Istanbul autrement : non pas depuis ses coupoles ou la cour d’une mosquée, mais depuis les infrastructures qui ont soutenu une ville impériale. Connue en turc sous le nom de Yerebatan Sarnıcı, la « citerne enfouie », elle fut construite au VIe siècle sous l’empereur Justinien Ier. La direction provinciale de la culture et du tourisme d’Istanbul la présente comme la plus grande citerne de la ville et lui attribue des dimensions de 138 sur 64,6 mètres.

Il s’agit d’un réservoir souterrain, et non d’un palais, malgré le surnom évocateur de « palais englouti ». Le sol de briques, les murs étanchéifiés, les voûtes et les rangées de colonnes témoignent d’un équipement destiné au stockage et à la distribution de l’eau. La direction provinciale indique que la citerne servait encore de point de répartition vers Sarayburnu et Bahçe Kapısı à l’époque ottomane. Son usage ultérieur rappelle que l’histoire du bâtiment ne s’arrête pas à Byzance.

La citerne fait partie des Zones historiques d’Istanbul, inscrites par l’Unesco en 1985. Sa proximité avec plusieurs monuments permet de l’intégrer à une promenade dans la vieille ville, mais la visite souterraine suit un autre rythme : on quitte la rue pour entrer dans un espace faiblement éclairé où l’architecture, les reflets de l’eau et la perspective des colonnes comptent davantage qu’une exposition classique.

336 colonnes pour soutenir une vaste salle voûtée

La direction provinciale de la culture recense 336 colonnes sous la voûte. Disposées en une large grille, elles produisent la perspective de forêt de supports qui caractérise l’intérieur. Elles ne sont pas seulement décoratives : elles portent la maçonnerie au-dessus d’un vaste espace qui devait rester stable tout en contenant de l’eau. L’association des voûtes de briques, des surfaces étanches et d’une structure organisée constitue le principal récit d’ingénierie du monument.

On pense que de nombreuses colonnes et pièces architecturales ont été remployées depuis des constructions antérieures. La bibliothèque Atatürk de la municipalité métropolitaine d’Istanbul affirme que la citerne comporte plus d’éléments structurels de remploi que d’autres réservoirs couverts de la ville, tout en précisant que l’origine de chaque pièce n’est pas toujours connue. Le remploi répondait à une logique de construction ; aujourd’hui, il offre aussi un ensemble de formes issues de différentes périodes plutôt qu’une série parfaitement uniforme.

Deux têtes sculptées de Méduse sont devenues les détails les plus connus du site. Des sources municipales indiquent qu’elles ont été mises au jour lors des grands travaux de nettoyage et de réparation menés entre 1985 et 1987. L’une est placée à l’envers et l’autre horizontalement sous des bases de colonnes. Leur provenance exacte n’a pas été établie. La municipalité évoque des ressemblances avec d’autres exemples et la possibilité qu’elles viennent de Çemberlitaş. Les explications affirmant connaître la raison de leur orientation relèvent de l’interprétation plutôt que d’un fait établi.

D’un réseau d’approvisionnement impérial à un musée

La citerne appartenait au système d’alimentation en eau du Grand Palais et des bâtiments voisins. Des aqueducs et des canaux acheminaient l’eau à Istanbul ; le réservoir permettait de la conserver sous terre et de la mobiliser selon les besoins. La source patrimoniale du gouvernement indique que l’ouvrage a continué à servir de point de distribution à l’époque ottomane. Il ne s’agissait pas d’une salle ornementale conçue pour les visiteurs, mais d’un élément des services urbains à travers plusieurs périodes.

Après la conquête ottomane de Constantinople en 1453, le réservoir a continué d’être utilisé quelque temps, notamment pour alimenter les jardins du palais de Topkapı, selon l’historique municipal. Au XVIe siècle, il a attiré l’attention de voyageurs européens. La bibliothèque Atatürk rapporte que le naturaliste et topographe Petrus Gyllius l’a documenté pendant son séjour à Istanbul entre 1544 et 1555. Parler de « redécouverte » ne doit pas faire oublier que les habitants connaissaient et utilisaient aussi cet espace souterrain.

Les réparations ont régulièrement transformé la conservation et la manière de découvrir la citerne. La municipalité mentionne des interventions à l’époque ottomane, le renforcement de neuf colonnes fragilisées entre 1955 et 1960, puis un vaste chantier de nettoyage et de restauration de 1985 à 1987. Le bâtiment a ouvert comme musée en 1987 à l’issue de ces travaux. Les opérations de conservation plus récentes ont de nouveau attiré l’attention sur le monument et rappellent qu’un édifice historique nécessite une surveillance et un entretien continus.

Préparer sa visite à partir d’informations à jour

L’adresse publiée est Alemdar, Yerebatan Caddesi 1/3, dans le district de Fatih, sur la péninsule historique d’Istanbul. La fiche municipale du musée fournit le numéro +90 212 512 15 70 et présente la citerne comme un musée. Sa situation centrale permet de l’associer à d’autres sites patrimoniaux proches, mais prévoyez du temps pour le contrôle d’accès et la descente sous terre. L’intérieur constitue l’essentiel de la visite : il permet d’observer de près l’échelle et la construction du réservoir.

Les horaires, les catégories de billets et les prix peuvent changer ; d’anciens guides peuvent rester en ligne après une modification des conditions d’accès. Les pages patrimoniales officielles du gouvernement et de la municipalité consultées pour cet article confirment l’histoire et l’adresse, mais ne fournissent ni horaire stable et clairement daté, ni tarif actuel. Consultez l’avis de l’exploitant officiel ou de la municipalité juste avant de partir et vérifiez si une réservation, une séance nocturne distincte ou un événement modifie l’accès à la date choisie.

À l’intérieur, prenez le temps d’observer le changement d’échelle : les voûtes semblent s’éloigner à mesure que les rangées de colonnes se répètent, tandis que les bases de Méduse montrent comment des éléments de périodes différentes ont été assemblés. Suivez le parcours indiqué, ne touchez pas la maçonnerie ancienne et laissez de la place aux autres visiteurs dans les passages étroits. La Citerne Basilique se comprend à la fois comme un espace saisissant et comme un ouvrage de génie civil qui a aidé une ville à gérer l’eau bien avant de devenir l’un des monuments souterrains les plus célèbres d’Istanbul.