À propos de Everest
Mont Everest : le toit du monde entre patrimoine naturel et défi extrême
L’Everest, appelé Sagarmatha au Népal et Chomolungma au Tibet, culmine officiellement à 8 848,86 mètres à la frontière sino-népalaise. Il domine le massif du Mahalangur, où se trouvent aussi le Lhotse et plusieurs autres sommets de plus de 7 000 mètres. Le versant népalais appartient au parc national de Sagarmatha, créé en 1976 et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1979. Glaciers, vallées profondes, faune d’altitude et villages sherpas composent un paysage culturel autant que naturel, aujourd’hui exposé au réchauffement climatique et à une forte pression touristique.
Des premières reconnaissances au sommet de 1953
Après des décennies d’expéditions et plusieurs tentatives par le versant tibétain, le Néo-Zélandais Edmund Hillary et le Sherpa Tenzing Norgay réalisèrent la première ascension confirmée le 29 mai 1953 par le col Sud. Depuis, l’Everest est devenu un objectif majeur de l’alpinisme commercial, sans perdre son extrême dangerosité : altitude mortelle, avalanches, crevasses, vents violents et changements météorologiques rapides exigent expérience, acclimatation, logistique professionnelle et secours difficiles. Atteindre le camp de base n’est pas une ascension du sommet, mais reste un trek exigeant en haute altitude.
Permis, trek du camp de base et sécurité
L’itinéraire classique du camp de base commence généralement à Lukla et demande environ deux semaines aller-retour. Le Nepal Tourism Board exige le permis du parc national de Sagarmatha — actuellement 3 000 roupies népalaises pour les visiteurs étrangers — ainsi que les formalités TIMS et l’accompagnement prévu par la réglementation pour les itinéraires concernés. Pour une expédition au sommet par la voie normale népalaise, le Department of Tourism fixe depuis le 1er septembre 2025 la redevance individuelle étrangère à 15 000 dollars au printemps, 7 500 en automne et 3 750 en hiver ou en été. Ces montants ne couvrent pas l’expédition. Toute démarche doit passer par des opérateurs enregistrés et par les autorités népalaises, avec assurance, entraînement et plan d’acclimatation.