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Nécropole de Tarquinia

Découvrez les tombes peintes de Monterozzi, l’histoire étrusque et UNESCO du site, sa conservation et les conseils pour préparer la visite.

Coordonnées: 42.2499725, 11.767885 Mis à jour: 2026-10-05 Google Street View

À propos de Nécropole de Tarquinia

Un cimetière sur une colline qui conserve le monde étrusque

Sur la longue colline de Monterozzi, près de la Tarquinia actuelle, des milliers de tombes creusées dans la roche témoignent de l’ancienne ville étrusque appelée Tarchuna. La nécropole s’étend sur un vaste plateau entre le littoral et l’ancien établissement de la hauteur de Civita. L’UNESCO compte environ 6 000 tombes à Monterozzi, pour beaucoup taillées dans la roche et autrefois signalées par des tumulus ; près de 200 sont connues pour leurs chambres peintes. Ces chiffres décrivent un paysage archéologique, et non un seul bâtiment ouvert d’un bout à l’autre. La partie accessible au public est limitée et encadrée, tandis qu’une grande partie de l’ancien cimetière reste souterraine, fermée ou hors du parcours.

Tarquinia appartient au bien UNESCO « Nécropoles étrusques de Cerveteri et de Tarquinia », inscrit en 2004. Les deux composantes éclairent des pratiques funéraires différentes : la Banditaccia de Cerveteri est connue pour ses tombes organisées selon un plan proche d’une ville, tandis que Monterozzi se distingue par ses chambres peintes. Ensemble, elles témoignent de la civilisation étrusque du IXe au Ier siècle avant notre ère. À Tarquinia, la décoration des sépultures des élites est attestée du VIIe au IIe siècle avant notre ère, pendant une grande partie de l’existence de l’ancienne cité.

Des peintures qui racontent rites, statut et scènes de la vie

Les chambres peintes ne sont pas de simples décors souterrains. Elles représentent des banquets, des danses, des musiciens, des athlètes, la chasse, la pêche, des animaux et des scènes associées au monde des morts. Le parc archéologique officiel recense environ 200 tombes peintes connues dans l’ensemble de la nécropole et 22 hypogées dans le secteur actuellement présenté sur son site aux visiteurs. Ces images comptent d’autant plus que les sources écrites sur les Étrusques sont limitées : les parois conservent un témoignage visuel sur les cérémonies, l’identité des élites et les croyances relatives à la mort. Elles ne donnent pas une photographie complète de la société, mais permettent d’étudier ce que des familles ont choisi de montrer dans leurs tombes.

Parmi les exemples célèbres, la Tombe des Léopards figure un banquet avec des personnages allongés, des musiciens et des serviteurs. La Tombe de la Chasse et de la Pêche présente des personnages dans un paysage de bateaux et d’eau, ainsi qu’une figure plongeant d’un rocher. D’autres chambres montrent des danses, des compétitions athlétiques ou des êtres liés à l’au-delà. Le nom des tombes vient souvent d’un personnage ou d’un motif distinctif, plutôt que de l’identité connue de la personne enterrée. La comparaison des chambres fait apparaître l’évolution des styles et des images au fil des siècles, et explique pourquoi la nécropole est une source majeure pour l’étude de la peinture antique en Méditerranée, au-delà de ses sépultures insolites.

La conservation détermine ce que l’on peut voir

L’accès est volontairement limité, car les peintures murales sont sensibles aux variations de température et d’humidité. De nombreuses tombes sont atteintes par un long dromos avec des marches, mais les intérieurs peints se contemplent généralement à travers des portes transparentes spécialement conçues pour les protéger. Le parc explique que ces dispositifs contribuent à maintenir le microclimat tout en laissant voir les peintures. La visite offre donc une observation rapprochée derrière une protection, et non l’autorisation d’entrer dans chaque chambre. Le parcours ouvert et la liste des tombes peuvent changer selon les travaux de conservation, les exigences de sécurité ou les recherches archéologiques.

L’accès a récemment évolué. En mars 2026, le parc archéologique a annoncé la réouverture de la plupart des tombes souterraines du secteur du Calvaire après des travaux d’amélioration de l’accessibilité, tout en signalant alors quelques exceptions. Cette annonce montre que les conditions de visite changent ; elle ne doit pas être interprétée comme une liste permanente de fermetures. Consultez les avis récents peu avant le voyage pour connaître les tombes ouvertes ce jour-là, les restrictions de parcours et les éventuelles visites guidées exceptionnelles. Des codes QR placés le long de l’itinéraire permettent aussi des visites virtuelles de certaines tombes et révèlent des détails difficiles à distinguer derrière les portes de protection.

Préparer une visite de Monterozzi et de Tarquinia

Les horaires publiés par le parc archéologique varient selon la saison et la nécropole est généralement fermée le lundi. Le calendrier 2026 en vigueur prévoit une ouverture de 9 h à 17 h du 25 octobre 2026 au 27 mars 2027, avec une dernière entrée à 16 h. Le site officiel avertit également que des alertes météo défavorables peuvent entraîner la fermeture temporaire des espaces archéologiques en plein air ; consultez les avis du parc avant de partir. Le billet plein tarif combiné au musée et à la nécropole d’une même ville coûte 13 euros et reste valable 30 jours ; le circuit PACT couvrant quatre sites coûte 21 euros et est valable quatre mois. Tarifs et conditions peuvent évoluer.

L’entrée publique se trouve sur la route de Monterozzi à Tarquinia ; suivez les indications officielles du PACT au lieu de supposer que la zone archéologique commence dans le centre historique. Le Musée archéologique national de Tarquinia, installé au Palazzo Vitelleschi, complète utilement la visite : ses collections comprennent des objets issus de la nécropole et des reconstitutions de contextes funéraires, ainsi que des scènes peintes transférées au XXe siècle pour être conservées. Prévoyez du temps pour les deux lieux si vous souhaitez relier les pièces exposées au cimetière dont elles proviennent. Vérifiez séparément les horaires et les billets du musée, qui est un lieu distinct.

Prévoyez des chaussures confortables pour le parcours extérieur et les marches, protégez-vous du soleil et du vent et respectez les barrières et la signalisation. Ne touchez pas les portes des tombes et n’essayez pas d’entrer dans un hypogée fermé : limiter les variations du milieu est essentiel à la conservation des peintures. La visite est plus riche lorsqu’on passe de l’étendue du paysage funéraire aux scènes plus intimes visibles dans les chambres. Monterozzi ne raconte pas toute l’histoire des Étrusques, mais offre un témoignage exceptionnel sur la manière dont une communauté représentait la mort, le statut et l’au-delà. L’accès prudent fait partie intégrante de la découverte de ce patrimoine.