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Trophée d´Auguste

Découvrez le Trophée d’Auguste au-dessus de Monaco : inscription romaine, réemploi médiéval, restauration, horaires, billets et accès.

Coordonnées: 43.744815150796, 7.4018918018524 Mis à jour: 2026-10-13 Google Street View

À propos de Trophée d´Auguste

Un monument romain au-dessus de la Méditerranée

Sur une crête au-dessus de La Turbie, le Trophée d’Auguste se dresse entre le littoral méditerranéen et les Alpes du Sud. Sa position dominante fait partie de son histoire : le monument marquait la Via Julia Augusta, la route côtière reliant l’Italie aux provinces occidentales. Aujourd’hui, le site se rejoint rapidement depuis Monaco, mais il appartient à un paysage façonné par l’ingénierie romaine, les conflits médiévaux et la conservation moderne. On vient voir les pierres conservées et le panorama ; la hauteur aide aussi à comprendre pourquoi Rome a choisi ce lieu pour faire une déclaration politique.

Le Centre des monuments nationaux situe la dédicace en 7 ou 6 avant notre ère, lorsque le Sénat et le peuple romains honorèrent Auguste après les campagnes contre des communautés alpines qui avaient résisté à la domination de Rome. L’inscription mentionnait la dédicace et énumérait les peuples réputés soumis. Les synthèses modernes ne s’accordent pas sur leur nombre ; l’inscription est donc plus éclairante comme témoignage du discours impérial que comme simple décompte. Elle présentait la frontière montagneuse comme placée sous l’autorité romaine et célébrait la sécurité et la circulation associées à la Pax Romana.

La route et le trophée relevaient de projets liés. L’histoire officielle indique que la Via Julia Augusta fut ouverte en 13 ou 12 avant notre ère, après les campagnes alpines, pour créer un axe côtier au lieu de dépendre uniquement de la Via Domitia, plus au nord. Le trophée fut élevé au point culminant de la voie, visible depuis le territoire environnant. Depuis ce belvédère, ses dimensions pratiques et symboliques se comprennent ensemble : les routes transportaient personnes et marchandises, tandis qu’une dédicace monumentale proclamait qui revendiquait le pouvoir sur ces échanges.

À quoi ressemblait l’édifice d’origine

L’aspect actuel du monument résulte de sa survie et de sa restauration ; il ne s’agit pas d’un édifice romain demeuré intact. L’histoire officielle décrit une base carrée d’environ 38 mètres de côté et 16 mètres de haut, portant un niveau cylindrique entouré de 24 colonnes. Des bustes sculptés se trouvaient entre les colonnes, et un toit de pierre en gradins soutenait une statue d’Auguste. La reconstitution atteint environ 50 mètres. Ces dimensions permettent d’imaginer le projet ancien, mais ce qui se visite aujourd’hui associe vestiges et parties restaurées, et non l’ensemble romain d’origine.

Dès l’origine, le trophée associait architecture et inscription. Le texte désignait le Sénat et le peuple romains comme dédicants et exposait la victoire revendiquée sur les peuples alpins. Il transformait ainsi un sommet local en déclaration publique sur l’ordre impérial.

Le site invite aussi à s’interroger sur ce que représente un monument restauré. Le Centre des monuments nationaux explique que Jean-Camille Formigé et son fils Jules ont dirigé d’importantes recherches et restaurations au début du XXe siècle. Leurs interventions, menées avant et après la Première Guerre mondiale, ont donné au trophée une grande partie de son apparence actuelle. L’édifice visible est donc à la fois un monument antique et un projet de conservation documenté. La restauration aide à lire le bâtiment, tandis que les vestiges et les archives montrent l’ampleur des pertes anciennes.

De l’Antiquité tardive à la forteresse médiévale

Le trophée n’a pas traversé les siècles sans transformation. Son histoire officielle évoque des dégradations à la fin de l’Antiquité, lorsque le pouvoir romain déclina. Une tradition conservée par les moines de Lérins attribuait sa destruction à un miracle associé à Honorat, fondateur du monastère ; la même source précise qu’il pourrait plutôt s’agir d’une première opération de démantèlement d’un monument païen dans un empire devenu chrétien. Cette incertitude fait partie du dossier. Il convient de distinguer une tradition religieuse tardive de ce que l’archéologie et la structure conservée peuvent établir.

Au Moyen Âge, la partie cylindrique centrale subsistait encore et servit de tour de guet lorsque le monument fut intégré à des fortifications. L’histoire officielle relève la mention du Castellum Turbié dans un document de 1108. Le village se développa autour de cette hauteur fortifiée et passa entre les mains de plusieurs pouvoirs régionaux. Le trophée, marqueur d’une victoire impériale, devint ainsi un élément concret de la défense locale. Les traces des différentes périodes se superposent sur le même site au lieu d’être séparées en salles d’exposition.

En 1705, pendant la guerre de Succession d’Espagne, Louis XIV ordonna le démantèlement de la place forte. L’office régional de tourisme indique que des blocs et fragments furent réemployés dans des constructions voisines, notamment l’église Saint-Michel. Le trophée fut ensuite consolidé et classé monument historique en 1865. Des fouilles et un remontage partiel eurent lieu au XXe siècle. Vu depuis le village, il ne s’agit donc pas seulement d’une ruine romaine : le monument témoigne de la manière dont les générations suivantes l’ont adapté, démonté, protégé et restauré, au fil de près de deux millénaires.

Visiter La Turbie : horaires, billets et accès

La page officielle indique que le monument est ouvert du mardi au dimanche et fermé le lundi. Du 2 mai au 31 août, les horaires sont de 10 h à 18 h ; du 1er septembre au 30 avril, il ouvre de 10 h à 13 h puis de 14 h à 17 h. La dernière admission a lieu 30 minutes avant la fermeture. Les fermetures annoncées concernent les 1er janvier, 1er mai, 1er et 11 novembre et 25 décembre ; les 24 et 31 décembre, la fermeture est avancée à 15 h 30. Consultez le site officiel avant le départ pour vérifier d’éventuels changements.

Le tarif individuel standard est actuellement de 7 euros et comprend le monument, le musée et le parc. L’administration annonce la gratuité pour les moins de 18 ans, certains jeunes de 18 à 25 ans, les personnes handicapées et leur accompagnateur, les demandeurs d’emploi munis d’un justificatif récent, les détenteurs d’un Pass éducation valide, ainsi que tous les visiteurs le premier dimanche de janvier, février, mars, novembre et décembre. L’audioguide coûte 4 euros, dure environ une heure et existe en français, anglais, allemand et italien. Tarifs et conditions pouvant évoluer, vérifiez-les au moment de préparer la visite.

L’adresse est Cours Albert 1er, 06320 La Turbie. La page officielle décrit l’accès par l’A8 et les liaisons d’autobus depuis Nice, Monaco et Menton ; les itinéraires et horaires doivent être confirmés auprès des transporteurs. Les toilettes sont à l’extérieur du monument et il n’y a pas de consigne : les bagages ne sont pas admis. Les chiens sont interdits sauf chiens guides et d’assistance ; pique-niques et jeux de ballon sont également proscrits. La hauteur invite à prendre le temps d’observer les environs, mais organisez votre journée selon les horaires saisonniers et les services réellement proposés, sans supposer que le site est ouvert toute la journée.

Vidéos de Trophée d´Auguste

Le Trophée des Alpes (Trophée d´Auguste)
Akos´s travel vlog | La Turbie
La Turbie with some views of Monaco, French Riviera, France