Le Mémorial de la paix d’Hiroshima, généralement appelé dôme Genbaku ou dôme de la bombe atomique, n’est pas un bâtiment que l’on visite à l’intérieur. Il s’agit de la charpente mise à nu de l’ancien hall préfectoral de promotion industrielle, conservé près de la rivière Motoyasu, au centre de la ville. Conçu par l’architecte tchèque Jan Letzel et achevé en 1915, l’édifice accueillait des expositions et des activités de promotion civique avant le bombardement atomique du 6 août 1945. Ses vestiges se trouvent à proximité de l’hypocentre de l’explosion. Le toit détruit et les murs réduits à leur ossature rendent difficile toute lecture abstraite de la disparition des habitants et de la vie urbaine qui entouraient le bâtiment.
La bombe a détruit l’essentiel de l’édifice, mais une partie de son cadre central est restée debout. Hiroshima a choisi de préserver cette ruine alors que la reconstruction transformait le reste de la ville. En 1966, le conseil municipal a décidé de la conserver ; les travaux ultérieurs ont utilisé des renforts destinés à maintenir son état après l’explosion. L’UNESCO a inscrit le Mémorial de la paix d’Hiroshima au patrimoine mondial en 1996. Le bien inscrit couvre 0,4 hectare et sa zone tampon de 42,7 hectares comprend le parc du Mémorial de la paix. Cette reconnaissance fait du dôme un témoin de la destruction provoquée par l’arme nucléaire et un symbole d’espoir pour une paix durable et le désarmement.