Dans la province nord-coréenne du Hwanghae du Sud, la tombe d’Anak n° 3 conserve une maison dont les occupants ne voulaient pas laisser des images ordinaires d’eux-mêmes. Portraits, serviteurs, chevaux et cortège élaboré transforment l’intérieur en affirmation de rang. Le monument est à la fois une sépulture et un monde social peint. Son intérêt vient de cette association : à côté de l’autorité mise en scène apparaissent les pièces, les travaux et les services nécessaires à une résidence aisée du IVe siècle.
Étudiée en 1949, la tombe est associée à une inscription à l’encre datée de 357 de notre ère. Ce repère inhabituellement précis compte pour l’étude d’autres tombes peintes de Koguryo. Le monument appartient au paysage culturel d’un royaume qui s’étendit sur des parties de la péninsule coréenne et du nord-est asiatique. Une date ne constitue pourtant pas une biographie résolue. L’identité du personnage principal représenté reste un sujet de désaccord entre chercheurs, malgré la richesse du dossier.