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Cimetière de Chauchilla

Découvrez Chauchilla près de Nasca, ses sépultures wari, poroma et inca, son cadre archéologique et les informations pratiques à vérifier localement.

Coordonnées: -14.9824526, -74.9274535 Mis à jour: 2026-10-12 Google Street View

À propos de Cimetière de Chauchilla

Une nécropole du désert au sud de Nasca

À une trentaine de kilomètres au sud de la ville de Nasca, dans le district de Vista Alegre, région d’Ica, la nécropole de Chauchilla conserve un paysage funéraire plutôt qu’un tombeau monumental unique. L’inventaire touristique national la situe sur la rive gauche du río Las Trancas et décrit une zone archéologique d’environ deux kilomètres de long sur un demi-kilomètre de large. Le trajet quitte la ville et les itinéraires des géoglyphes les plus connus pour rejoindre un cadre plus silencieux, où les principaux témoignages sont l’architecture des tombes, les restes humains et les objets déposés auprès des défunts.

Chauchilla est souvent présentée comme un « cimetière nazca », mais cette formule peut masquer une chronologie plus longue. Dans son inventaire, le ministère péruvien du Commerce extérieur et du Tourisme associe les vestiges à trois périodes : l’Horizon moyen wari, daté ici de 700 à 1200 ; l’Intermédiaire tardif poroma, de 1200 à 1476 ; et l’Horizon récent inca, de 1476 à 1534. Ces dates constituent le cadre culturel proposé par la fiche ; elles ne signifient pas que chaque sépulture appartient à un seul peuple ni que tous les morts ont été enterrés à la même époque. Il vaut mieux voir le cimetière comme un lieu utilisé au fil de plusieurs siècles.

Ce que racontent les tombes et les offrandes

La description de Mincetur recense des tombes de tailles et de formes différentes, bâties en briques d’adobe rectangulaires. Certaines sont isolées ; d’autres sont regroupées en ensembles funéraires. L’inventaire mentionne des fardeaux contenant des corps entiers et, dans certains cas, de longs cheveux, des tresses, des bandeaux de tissu et des textiles. Il énumère également des objets et aliments déposés dans les sépultures : céramiques, frondes, coquillages, maïs et haricots pallar. Ces détails font du parcours autre chose qu’une exposition de corps préservés : ils éclairent des pratiques funéraires attentives et les biens matériels que les communautés jugeaient importants au-delà de la mort.

Ces vestiges appellent toutefois une approche respectueuse. Une fiche touristique peut résumer les faits consignés, mais elle ne permet pas de connaître l’identité ou l’histoire personnelle de chaque individu. La présence d’un objet ne prouve pas non plus, à elle seule, l’usage qui en était fait. La valeur du site réside dans des indices que les archéologues peuvent comparer, documenter et interpréter ; la réponse éthique consiste à reconnaître les restes humains comme ceux de personnes ancestrales, et non comme des accessoires de photographie. Les visiteurs doivent rester sur les chemins autorisés, suivre les consignes du personnel et ne toucher ni tombes, ni fardeaux, ni textiles, ni autres objets archéologiques.

La recherche dépasse l’étiquette la plus connue

Les recherches à Chauchilla corrigent aussi l’idée que le cimetière s’explique par une seule culture célèbre. Une étude publiée dans la revue archéologique Ñawpa Marca porte sur les contextes funéraires et les structures des tombes, notamment les traces de construction et de modifications ultérieures. L’interprétation archéologique dépend de ce contexte : la relation entre une sépulture, son architecture, les objets associés et l’histoire des perturbations. Isoler un élément de cet ensemble peut réduire ce que les chercheurs sont en mesure d’apprendre.

L’inventaire national décrit Chauchilla comme l’un des plus grands cimetières identifiés dans les vallées de Nasca et mentionne une coordination de l’entretien entre la municipalité du centre peuplé de Valle de las Trancas et le ministère de la Culture. Ses notes administratives indiquent que les interventions ont lieu selon les besoins et comprennent les couvertures au-dessus des tombes. Ce travail compte dans un environnement aride, où le soleil, le vent et la poussière exposent des matériaux fragiles. Le site n’est pas un décor figé : c’est un lieu archéologique protégé dont la conservation et la présentation reposent aussi sur une gestion locale continue.

Préparer la visite et vérifier les renseignements

Les sources officielles consultées ne s’accordent pas complètement sur les horaires. La fiche de Mincetur — dont la dernière intervention enregistrée date du 26 novembre 2022 — annonce une visite toute l’année de 8 h à 16 h, une entrée payante et des tarifs historiques de 8 soles pour les adultes et 4 soles pour les enfants. Un guide de PROMPERÚ consacré à Ica, publié en 2023, indique un autre horaire : de 6 h à 18 h. Ces publications datées étant contradictoires, aucune ne doit être considérée comme un horaire ni un tarif actuel garanti. Avant le départ, confirmez l’ouverture, le prix et les moyens de paiement auprès de l’administration locale, de la municipalité ou d’un opérateur touristique autorisé et à jour.

Le même itinéraire de Mincetur estime à 21 kilomètres, soit environ 25 minutes, le trajet entre la place principale de Nasca et le kilomètre 469 de la Panaméricaine ; les sept derniers kilomètres empruntent une piste, parcourue selon la fiche en 13 à 15 minutes. Ce sont des indications de planification, pas un bulletin routier en temps réel. Une voiture de tourisme ou un chauffeur local facilite le dernier tronçon, et il est prudent de prévoir plus de temps si la piste est dégradée. Nasca constitue une base pratique pour organiser transport, guide, repas et hébergement ; l’inventaire situe ces services à Nasca ou à Vista Alegre, sans les garantir à chaque étape dans la nécropole.

Pour mieux comprendre le site, accompagnez la visite d’un musée ou d’un guide capable d’expliquer les indices wari, poroma et incas, sans réduire l’ensemble à une seule « histoire de momies ». Prévoyez de l’eau et une protection solaire, restez sur les itinéraires balisés et demandez avant de photographier de près les restes humains. Surtout, vérifiez les conditions d’accès peu avant de partir : les inventaires officiels donnent des repères utiles, mais leurs horaires divergents montrent pourquoi une confirmation locale est nécessaire. Chauchilla récompense l’attention portée à son architecture d’adobe et à sa chronologie stratifiée, tout en rappelant que ses tombes sont des lieux de repos pour des personnes, et non un spectacle désertique.

Vidéos de Cimetière de Chauchilla

Necrópolis de Chauchilla Nazca
墓地への訪問 ナスカ
Momias en la Necrópolis de Chauchilla
Discovering Southern Peru
Nazca Lines & Chauchilla Cemetery | Exploring The Ancient Mysteries of Nazca Peru
Mummies of Chauchilla Cemetery - Peru