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Cimetière de Loyasse

Découvrez le cimetière ancien de Loyasse, ouvert en 1807 : art funéraire, Lyonnais célèbres, horaires saisonniers et conseils pour une visite respectueuse.

Coordonnées: 45.76233, 4.812885 Mis à jour: 2026-10-07 Google Street View

À propos de Cimetière de Loyasse

Sur la colline de Fourvière, le cimetière ancien de Loyasse permet d’aborder l’histoire de Lyon à un rythme plus paisible. Ouvert en 1807, il fut l’un des premiers cimetières modernes de la ville et est devenu un témoignage à ciel ouvert de l’architecture, de la sculpture et de la vie publique lyonnaises. Ses chapelles et ses monuments ne sont pas disposés comme dans une exposition de musée : ils font toujours partie d’un lieu de sépulture en activité. La visite est donc une promenade patrimoniale qui appelle la discrétion.

Un cimetière façonné par l’évolution des pratiques funéraires

La Ville de Lyon date l’ouverture du cimetière de 1807 et indique que le conseil municipal y a accordé les premières concessions à partir de 1813. Sa création offrait aux familles un lieu de sépulture individuel ou familial, en rupture avec les pratiques des cimetières paroissiaux qui l’avaient précédé. Le plan initial, dessiné par Joseph Jean Pascal Gay, adoptait une organisation rayonnante autour d’un centre sacré. Lors de l’agrandissement, un plan en forme de croix latine fut également ajouté.

Le site témoigne aussi de l’évolution des rapports entre institutions publiques et religion. Lyon précise qu’une croix monumentale fut retirée en 1881, conformément à la loi imposant la neutralité des cimetières. Plus tard, un monument à la mémoire des pompiers fut érigé au centre de la partie ajoutée en forme de croix, donnant à l’espace réaménagé une dimension civique, et pas seulement religieuse. Le plan visible raconte ainsi des conceptions changeantes de la mort, de la foi et de l’espace public.

Loyasse est particulièrement remarquable pour son architecture funéraire. La municipalité met en avant des chapelles et monuments du XIXe siècle liés à des sculpteurs et architectes lyonnais tels que Joseph Chinard, Pierre Bossan, Paul Chenavard, Henri Prost et Charles Dufraine. Le guide de la Ville repère des œuvres et explique des détails comme les colonnes classiques, les figures sculptées et les motifs symboliques. Au lieu de considérer chaque ornement comme un décor générique, on peut observer comment les familles exprimaient le souvenir, le statut social et les croyances dans la pierre.

Le cimetière réunit aussi des personnes dont le parcours croise l’histoire lyonnaise. La Ville cite parmi les personnes inhumées dans le secteur ancien les maires Édouard Herriot et Antoine Gailleton, les médecins Marc-Antoine Petit et Amédée Bonnet, le général Mouton-Duvernet, Jean-Baptiste Willermoz et Nizier-Anthelme Philippe, dit Maître Philippe. Une brochure municipale distincte propose un plan et des notices biographiques pour certaines sépultures. Ces noms sont un point de départ, pas un récit complet de la ville : le paysage comprend aussi les familles, les métiers et les communautés qui ont façonné Lyon.

La gestion du site a également évolué. En partenariat avec la délégation du Rhône de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), la Ville décrit des mesures en faveur des habitats et de la biodiversité et indique que Loyasse a été le premier cimetière lyonnais à recevoir le label refuge de l’organisation. Cette initiative ajoute une dimension à la visite : le cimetière reste un lieu de mémoire tout en accueillant des milieux vivants dans le paysage urbain.

Horaires, adresse et préparation d’une visite respectueuse

La Ville publie des horaires saisonniers pour le cimetière ancien de Loyasse. Du 3 novembre au 30 avril, il est ouvert tous les jours de 8 h à 17 h ; du 2 mai au 2 novembre, de 8 h à 17 h 30. La municipalité indique des fermetures annuelles les 1er mai et 14 juillet. Consultez les annonces en vigueur avant de partir, car une fermeture exceptionnelle ou des travaux peuvent modifier l’accès.

L’adresse est 43 rue Cardinal-Gerlier, 69005 Lyon. La page municipale renvoie aux informations sur les transports en commun et Vélo’v, sans indiquer un itinéraire unique adapté à tous ; vérifiez le calculateur de trajet actuel. La situation sur une colline peut rendre l’accès plus exigeant qu’une promenade sur terrain plat. Lyon précise qu’une entrée en véhicule peut être possible pour les personnes à mobilité réduite, sous réserve d’autorisation. Renseignez-vous à l’avance auprès du cimetière ou du service municipal sur la procédure et les conditions en vigueur, plutôt que de supposer qu’une voiture peut entrer librement.

Ne confondez pas le cimetière ancien avec le nouveau cimetière de Loyasse. Ouvert aux inhumations en 1853, celui-ci se trouve de l’autre côté de la rue Cardinal-Gerlier ; la Ville lui attribue une adresse distincte, 46 rue Cardinal-Gerlier. Les deux sites portent le nom de Loyasse et sont proches, mais ils sont séparés. Avant de partir à la recherche d’une sépulture, vérifiez dans lequel elle se trouve et consultez les plans municipaux disponibles.

Un guide municipal et les ressources de visite virtuelle peuvent aider à préparer le parcours, notamment pour les personnes intéressées par l’architecture ou par certaines figures lyonnaises. La page de la Ville n’annonce ni visite guidée payante standard ni billet d’entrée : ne présumez donc pas qu’un tel service sera disponible à la date choisie. Les allées restent celles d’un cimetière en activité : parlez à voix basse, ne dérangez pas les familles endeuillées, ne touchez pas aux monuments et ne grimpez pas dessus, et respectez les restrictions liées aux funérailles ou à l’entretien.

Loyasse se découvre mieux comme autre chose qu’une simple liste de tombes célèbres. Ses origines en 1807, l’évolution de son plan, l’art du XIXe siècle, les monuments civiques et les mesures contemporaines en faveur de la biodiversité montrent comment Lyon a pris soin de la mémoire et du territoire au fil du temps. Vérifiez les horaires saisonniers, distinguez les cimetières ancien et nouveau et gardez un moment pour observer en silence. Vous découvrirez ainsi un lieu de mémoire vivant et une composante singulière du paysage culturel lyonnais.