Dans le nord de la France, le passé minier ne se résume pas à un musée. Il demeure visible dans les horizons bas, les maisons ouvrières en brique, les anciens carreaux de fosse, les traces ferroviaires et les silhouettes sombres des terrils. Inscrit par l’UNESCO, le Bassin minier du Nord-Pas de Calais s’étire sur environ 120 kilomètres et rassemble 109 composantes. Pour le comprendre, il faut penser à l’échelle d’un territoire plutôt qu’à celle d’un monument : l’histoire industrielle est distribuée entre les communes, les infrastructures et les paysages formés autour du charbon.
L’UNESCO décrit un paysage façonné par trois siècles d’extraction, du XVIIIe au XXe siècle. Ses 109 composantes comprennent des fosses, des chevalements, des infrastructures de transport du charbon, des gares, des logements ouvriers, des villages miniers et des bâtiments publics. La plus ancienne fosse retenue date de 1850. La désignation évoque un vaste territoire d’environ 120 000 hectares, mais le bien inscrit est une série d’éléments sélectionnés et délimités. Elle n’autorise donc pas à entrer dans chaque ancienne installation industrielle.