Sur la rive gauche du Bouregreg, près du palais royal de Rabat, Chellah réunit des vestiges de plusieurs chapitres de l’histoire marocaine. La présentation officielle du site identifie l’ancien établissement à Sala Colonia sous l’autorité romaine, puis décrit la nécropole mérinide qui s’est développée parmi ses ruines. Il ne s’agit pas d’un monument d’une seule époque : rues et vestiges civiques, espaces funéraires et architecture religieuse se superposent dans une enceinte qu’il vaut mieux parcourir lentement.
Le nom apparaît sous les formes Chellah et Shalla, reflet de ses contextes historiques et linguistiques. La page historique du site précise également que certaines évocations d’une présence phénicienne plus ancienne restent hypothétiques, car les preuves sont discutées. Cette nuance importe : le récit le mieux documenté commence avec la ville antique et son développement romain, puis se poursuit au Moyen Âge. Plutôt que de transformer chaque couche en certitude sur les origines, le visiteur peut suivre ce que l’archéologie et la présentation patrimoniale officielle établissent réellement.