Le monastère de Daphni se trouve à Chaidari, à l’extrémité occidentale du bassin d’Athènes, près de l’ancienne route appelée Voie sacrée, qui menait à Éleusis. Le complexe protégé est aujourd’hui entouré par la ville moderne, mais son enceinte fortifiée et son église conservent une échelle à part, différente de celle des grandes avenues voisines. Le katholikon, ou église principale, est généralement daté de la fin du XIe siècle, souvent autour de 1080, même si l’histoire religieuse du lieu comporte des phases antérieures. Le nom Daphni pourrait venir d’un sanctuaire antique d’Apollon Daphnaios ou des lauriers qui poussaient dans la région ; les autorités grecques présentent ces hypothèses sans trancher définitivement.
Le monastère appartient à une inscription commune sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1990, aux côtés d’Hosios Loukas et de Nea Moni de Chios. Bien que séparés géographiquement, les trois sites sont liés par l’architecture byzantine moyenne et l’usage remarquable du marbre et des mosaïques sur fond d’or. Daphni intéressera particulièrement les voyageurs qui souhaitent découvrir l’art byzantin sans entreprendre une longue excursion depuis Athènes. Le cadre est urbain, mais les vestiges d’une enceinte religieuse, la coupole et l’intérieur soigneusement ordonné méritent davantage qu’un bref arrêt sur la route d’Éleusis.