On imagine souvent Hortobágy comme une plaine vide, ouverte jusqu’à l’horizon. Cette image passe à côté de l’essentiel de la Puszta hongroise : un paysage culturel façonné au fil des générations par les communautés, le pâturage, l’eau et les déplacements saisonniers. Le bien inscrit par l’Unesco comprend des prairies et des zones humides de l’est de la Hongrie, où les formes traditionnelles d’élevage restent visibles. Le parc national actuel couvre une superficie supérieure aux limites du bien du patrimoine mondial, distinction utile pour préparer son séjour. On peut venir pour le grand ciel, mais aussi pour les ponts, les étangs, les équipements du village et les pratiques pastorales qui rendent le paysage lisible.
L’Unesco décrit le bien comme un territoire de près de 75 000 hectares dans la Grande Plaine hongroise. Sa valeur ne tient pas seulement au paysage, mais aux traces d’une relation ancienne entre les communautés et un environnement exigeant. Le pâturage traditionnel perdure dans les prairies alcalines, les prés et les zones humides ; les races rustiques témoignent d’une adaptation aux conditions locales. L’organisation indique que l’usage pastoral se maintient depuis plus de deux millénaires, tandis que certains éléments visibles du paysage sont plus anciens encore. Hortobágy n’est donc pas une nature intacte sans habitants : son ouverture actuelle résulte de processus écologiques autant que d’un usage humain de longue durée.