Face aux ruines dégagées du Nalanda Mahavihara, au Bihar, le musée archéologique conserve des découvertes qui donnent une profondeur humaine et intellectuelle au complexe monastique. Statues en pierre et en bronze, inscriptions, sceaux, monnaies, céramiques et fragments architecturaux couvrent des siècles d’érudition bouddhique et de création régionale. Assez concentrée pour être observée en détail, la collection est indispensable pour dépasser le seul plan de briques visible à l’extérieur.
À partir de l’époque Gupta, Nalanda devint un grand centre résidentiel d’enseignement bouddhique, soutenu par plusieurs dynasties, dont les Pala. Des moines et étudiants venus de toute l’Asie y étudiaient la philosophie bouddhique, mais aussi la grammaire, la logique, la médecine et d’autres disciplines. Son déclin fut progressif et historiquement complexe : le réduire à une unique destruction spectaculaire efface les changements de mécénat et de politique régionale.