Seahenge n’était pas un cercle de pierre dressé dans une prairie. C’était un monument en bois, révélé par le mouvement des marées et l’érosion côtière dans la zone intertidale près de Holme-next-the-Sea, dans le Norfolk. Historic England décrit un cercle d’environ 55 poteaux de chêne rapprochés, d’environ 7,5 mètres de diamètre, autour d’un tronc renversé. Les arbres furent abattus en 2049 avant notre ère, au début de l’âge du Bronze. Le littoral est au cœur de son histoire : le monument a été préservé dans une tourbe gorgée d’eau jusqu’à son exposition par l’érosion.
Le cercle s’est fait connaître sous le nom de « Seahenge » après avoir attiré l’attention des médias en 1998. Ce nom reprend celui de Stonehenge, plus célèbre, mais la comparaison peut induire en erreur. Les archéologues parlent d’un cercle en bois, pas d’un henge classique en pierre entouré d’un talus et d’un fossé. Le surnom est moderne ; il ne révèle ni le nom donné par ses bâtisseurs ni leur interprétation du lieu. Holme I est une appellation plus technique qui le distingue d’un second cercle préhistorique découvert à proximité.